Récapitulatif de la semaine 1 – Le Blog du Burgerpass

Des burgers, des burgers !

Chaque jour à 11h00, un chapitre sur la création du Burgerpass, le passeport découverte des burgers gourmets. Voici le premier récapitulatif de la semaine.

#Burgerpass #Onaladalle

 

Chapitre 1 – La genèse du Burgerpass

 

Pouf, ça arrive sans prévenir, votre esprit vagabonde et elle se trouve là, devant vos yeux ; une vision tellement convaincante qu’elle paraît déjà réelle.

… et il peut disparaître tout aussi rapidement. C’est pour cette raison que l’idée est importante, mais l’exécution l’est encore plus.

Durant le printemps 2015, alors que je me promenais dans le Land de Baden-Wurtemberg, plus précisément dans la forêt noire lors d’un séjour en solitaire pour me ressourcer, une idée est arrivée sans s’annoncer lors d’une grande randonnée. C’est au milieu de cette grande forêt allemande que l’idée du Burgerpass est née.

 

Un sentiment d’urgence apparaît : « Je dois faire ça, c’est clair ! » …

 

Mais d’où est venue cette idée ? Certes, ces années passées à travailler dans une grande cuisine auraient pu aider, mais pourquoi les burgers ? Un rapport avec mes origines campagnardes ? Après tout, le burger est le meilleur plat pour promouvoir la viande du boucher, le pain du boulanger, les légumes du maraîcher et le fromage du laitier. Peut-être que c’est simplement l’engouement pour les burgers réalisés autrement – artisanalement ?  Les suisses en avaient donc ras-le-bol des burgers des grandes chaines américaines ? Finalement, mieux vaut ne pas trop réfléchir, l’idée est là, il faut se retrousser les manches… et maintenant !

Préambule de l’auteur

 

Est-ce que le Burgerpass est vraiment une bonne idée ?

 

Après avoir couché l’idée sur papier, la première chose à faire et de la tester et s’assurer que l’engouement pour le projet est partagé par d’autres personnes. C’est à ce moment-là qu’Aurélie et Vincent ont rejoint le projet ; ensemble, nous avons mis en place une étude de marché. Deux menus comprenant des burgers : l’un artisanal, l’autre d’une grande chaîne américaine. C’était la révélation ! 9 personnes sur 10 pensaient que le menu de notre cher tonton Ronald était moins cher que l’autre, ceci alors que le menu sélectionné chez un futur partenaire du Burgerpass était en réalité meilleur marché. C’était donc cela, les gens se retenaient de découvrir des burgers artisanaux pensant qu’ils paieraient plus cher qu’ailleurs ! Bien entendu, ce n’était pas le seul facteur, mais c’était un bel indice que l’idée pourrait fonctionner. Sentiment renforcé par le fait que lorsque nous interrogions des passants, ils nous donnaient leur adresse mail pour que nous les prévenions du lancement du projet….

 

Quels sont les besoins du côté des restaurants ?

 

Une fois notre petite étude réalisée auprès d’une centaine de personnes, nous avons appelé les premiers partenaires potentiels. Après plusieurs refus marquants – oui, le projet n’était pas encore clair et nous sommes jeunes, cela n’inspire pas confiance – Ludovic du restaurants Les Boucaniers à Lausanne a répondu favorablement à notre demande de rencontre. Nous avons donc conçu un contrat et nous nous sommes préparés à défendre notre idée. Après une heure de discussion, il a trouvé le projet intéressant et Les Boucaniers sont devenus le premier restaurant à faire partie du Burgerpass. Le fait de compter le légendaire cuisinier Gaël parmi notre micro communauté a été vécu comme une fierté.

Nous savions maintenant que le projet était viable, autant auprès des futurs détenteurs que des propriétaires d’établissement. C’était le moment de voir si l’idée du Burgerpass pouvait prendre de l’ampleur. Nous avons donc commencé à imaginer un Crowdfuding sur Wemakeit pour récolter une petite somme et voir si certains étaient prêts à nous soutenir financièrement …

 

Burgerpass-Les Boucanniers

Une photo prise en 2016 par l’un de nos Burgerlovers chez Les Boucaniers.

Chapitre 2 : Financement participatif du Burgerpass – « Salut, je m’appelle le stress, tu me connais ? »

 

Check-list de départ :

  • Un site internet
  • Un logo
  • Le design du passeport
  • Le développement chez un imprimeur suisse

 

Voilà, nous avions la liste des frais pour créer le Burgerpass… En réalité, nous n’avions aucune idée de combien coûterait chaque poste et nous ignorions comment démarrer un crowdfunding. Après un peu de lecture, nous nous sommes lancés début août 2015.

En vue du démarrage, nous avions au préalable préparé une vidéo avec une GoPro, les moyens du bord et pleins d’effets spéciaux. Nous avons ensuite ouvert une page Facebook pour faire un peu de publicité. Avec le recul, ce qui est fou, c’est que nous n’avions aucune idée de ce que nous faisions…pourtant, chaque jour nous découvrions de nouvelles choses.

 

La vidéo de notre financement participatif

 

Véganopolis Café, le premier take away traiteur de Lausanne

 

Dans le même intervalle, une association de joyeux végans avait débuté son Crowdfunding sur la même plateforme pour financer l’ouverture du Veganopolis café qui proposaient des burgers végans. Nous les avons goûtés et c’était la claque ; ils n’avaient rien à envier aux burgers à base de viande et nous les avons accueillis comme deuxième partenaire pour nous soutenir mutuellement. Après tout, la majorité de nos valeurs étaient partagées ; produits locaux, promotion des commerces locaux et une vraie réflexion sur notre consommation. Cependant, il faut saluer leur ouverture d’esprit de nous avoir soutenus alors que nous faisons la promotion d’un plat qui comporte tout de même de la viande !

 

Ploup : la grande majorité de nos partenaires proposent des burgers végétariens. Un pictogramme dédié vous permet de savoir qui les propose.

 

Les premiers jours du financement participatif

 

Dix jours après avoir lancé le Crowdfunding, nous avions récolté quelques dizaines de francs seulement. L’un de nos colocataires de bureau qui connaissait bien le milieu nous a dit à ce moment-là que si après 7 jours, nous avions récolté 10 à 20 % de la somme nécessaire, il y avait de grandes chances de réussir le financement. Nous avions 4% après 10 jours….

Toc-toc-toc !

« Oui ? »

« Bonjour, c’est moi, le stress »

« Mais entrez donc, quel plaisir ! Hahaha… Haha …. Ha-ha… »

Heureusement, au même moment, une blogueuse lausannoise a publié un billet sur son blog que nous avons relayé sur notre page…

Nous qui espérions un peu de publicité, c’était raté !

 

FunambulineCommentaire

Le post Facebook datant du 13 août 2015

 

Au final, sa prise de position sincère et honnête nous a aidé pour plus d’une chose. Rien n’est acquis et une bonne idée ne se suffit pas à elle-même. Nous ne savons pas si depuis ce billet datant du 13 août 2015, elle a changé d’avis, mais cela nous a donné un coup de boost à un moment charnière. #Sansrancuneaucune.

Vous pouvez toujours consulter le projet ici : https://wemakeit.com/projects/burgerpass

 

Chapitre 3 – Une délivrance nommée Laurent Antonoff

 

Le crowdfunding avait bien mal démarré. Nous voulions récolter 3’000 CHF pour financer la création du site internet www.burgerpass.ch, le design et l’impression du Burgerpass. Après 10 jours, nous avions récolté 120 CHF …

Au plein milieu du mois d’août, nous cherchions un moyen d’attirer l’attention sur ce projet qui nous tenait à cœur. Après plusieurs tentatives, les médias n’avaient pas l’air intéressés. C’est à ce moment-là que le Laurent Antonoff, au nom du 24 Heures, a tendu l’oreille plus que ses autres confrères. Il trouvait le projet intéressant et il est lui-même fan de burgers selon ses dires. Un rendez-vous a été convenu.

 

Une séance photo en mangeant un burger

 

Johan s’est retrouvé à expliquer le projet à Laurent et une séance de photos est organisée pour illustrer l’article. C’est bien évidemment chez les Boucaniers que nous avons planté le décor– c’est le moment de montrer que nous sommes capables d’amener de la visibilité à nos partenaires !

Quelques centaines de photos plus tard – Aurélie était en vacances à ce moment-là – nous avons terminé la séance. Un burger et nous rentrions à la maison en pensant à ce que pourrait donner la séance du jour.

Le lendemain, le 21 août 2015, l’article paraît sur le site internet du 24 Heures ainsi qu’en version papier ! Des centaines de partages et de likes plus tard, notre financement participatif prend l’ascenseur. 48 heures plus tard, nous atteignons les 3’000 CHF attendus. Ouf #SoulagementExtreme !

 

L’article :  https://www.24heures.ch/vaud-regions/communaute-mangeurs-burgers/story/22082915

 

Chapitre 4 : La fin du financement participatif du Burgerpass – Ah non, ce n’est pas terminé ?

 

Nous sommes le 6 septembre 2015, le Crowdfunding vient de se terminer. Alors que Johan débutait une activité à 100% dans le domaine du marketing digital, Vincent et Aurélie préparent leur rentrée universitaire. Ce projet estival qu’est le Burgerpass aurait pu rester sans suite. Après tout, le plus dur était fait, nous avions deux partenaires, un article de journal et un financement participatif réussi à 155%. Le reste devrait se faire facilement …

… Étonnamment, non, le plus dur restait à venir !

Camille, Zoé, Damien, Louis et Ariane à la rescousse

 

Dès la mi-septembre, Camille a rejoint Johan. Zoé a rapidement suivi. Les trois se connaissent des bancs de la HEIG-VD qu’ils ont terminée la même année. Avec Louis, Damien et Ariane, l’équipe graphisme et marketing était au complet ! Heureusement que nous étions six personnes sur le développement du projet au vu du travail à faire.

 

Un travail d’équipe avant tout !

 

Nous avons continué de démarcher les partenaires potentiels, développé le design, préparé une campagne de communication et de marketing. De son coté, Nicolas nous a concocté le tout premier site internet. Tout ce monde a amené une pierre à l’édifice en donnant des idées d’amélioration et en partant à la rencontre des différents partenaires. Une vraie équipe motivée à développer un beau projet !

Nous étions en octobre 2015, notre équipe était au complet et il ne nous restait plus qu’une quarantaine de jours pour réussir à sortir le Burgerpass dans les temps.

Cependant, vu que nous étions tous en fin d’études ou très jeunes pour le monde professionnel, la faute était autorisée, voire recherchée. La créativité et l’énergie étaient présentes. Il suffisait de se lancer et le reste suivrait. Une dynamique qu’il est difficile de retrouver dans le monde des entreprises…

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